Rénovation totale après dégât des eaux :
quand le vrai problème est enterré dans la dalle
Un appartement déclaré inhabitable. Une expertise qui ne vient pas. Et une cause invisible que personne n’avait cherchée. Récit d’un chantier où nous avons refusé de masquer le symptôme.
Un locataire parti, un appartement à bout de souffle
Monsieur J.J. nous appelle. Son locataire vient de quitter le logement après dix-huit mois. Le constat est lourd : moisissures sur les murs du WC et de la salle de bain, faïence qui se décolle du mur, et plusieurs prises de la cuisine hors service.
Un dégât des eaux est déclaré auprès de l’assurance. Sur le papier, le dossier semble simple. Dans les faits, il va l’être beaucoup moins.
L’expert ne se déplacera pas
Le rapport transmis évoque une absence de ventilation. Sur cette seule base, l’expert d’assurance décide de ne pas se déplacer : pas de VMC, donc défaut d’entretien présumé — et le dossier s’arrête là.
Le propriétaire se retrouve seul, face à un logement qu’il ne peut ni relouer, ni laisser en l’état. C’est à ce moment qu’il nous confie le chantier — et qu’il prend une décision forte.
Un détail que les photos contredisent
Des grilles de ventilation étaient bel et bien présentes dans le WC, la salle de bain et la cuisine. Le motif « pas de VMC » ne tenait pas. La véritable origine du sinistre était ailleurs — et bien plus profonde.
Transformer la contrainte en projet
Plutôt que de subir, Monsieur J.J. choisit de reprendre l’appartement de fond en comble. Le cahier des charges initial :
- Installation d’une VMC neuve pour une ventilation saine et durable
- Double climatisation — un module pour le bas, un pour le haut
- Réfection complète des peintures sur l’ensemble du logement
- Fusion du WC et de la salle de bain en une seule pièce, pour gagner de l’espace et du confort
- Chauffe-eau extra-plat, nouvelle douche et nouveaux sanitaires
Un beau projet de modernisation. Sauf que dès le premier jour, le chantier nous réservait une tout autre histoire.
L’odeur qui ne trompe pas
Dès l’entrée, une odeur caractéristique nous saisit : le carton mouillé. Sur les murs, pas la moisissure noire de surface annoncée — mais des traces marron, des auréoles. Le genre de marque qui ne trompe personne : ce n’est pas de la condensation. C’est de l’eau qui remonte, par le placo.
Nous prévenons immédiatement le propriétaire et engageons une méthode simple et rigoureuse : la recherche par élimination. On ne repeint rien tant qu’on n’a pas compris d’où vient l’eau.
WC · auréoles d’humidité
Salle de bain d’origine
Douche d’origine
Cuisine · faïence descellée
Cuisine · mur dégradé
Menuiserie marquée Ce que cachaient les cloisons
Nous commençons par la cuisine. On dépose les meubles, on retire la faïence. Derrière, le verdict tombe : tout est pourri. Le placo alvéolé — cette structure en nid d’abeille de carton — a bu l’eau comme une éponge et s’effondre au toucher.
On poursuit : cloisons du WC, cloisons de la salle de bain, douche. Même constat partout. Méthodiquement, on dépose, on évacue en déchèterie, on nettoie. Il faut tout mettre à nu pour voir clair.
Dépose de la cuisine
Remontées d’eau visibles
Placo alvéolé détrempé
Capillarité confirmée
Le carnage derrière le mur
Cloison décomposée
Tout est déposé
Cloisons démolies
Zone humide vidée La vraie cause : une fuite enterrée dans la dalle
Une fois tout déblayé et nettoyé, un détail nous arrête : le sol est encore trempé. L’eau ne venait donc pas d’en haut. On creuse la dalle autour de l’arrivée d’eau générale. Et là, enfin : la fuite.
Une rupture sur la canalisation, noyée dans le béton, qui laissait l’eau ruisseler dans la dalle puis remonter par capillarité dans les cloisons alvéolées. Ce n’était pas un défaut de ventilation. C’était une fuite invisible à l’œil nu, que seule une mise à nu complète pouvait révéler.
⚠️ Quand l’eau atteint l’électricité
L’humidité avait gagné le circuit électrique de la cuisine. Ce domino calciné, retrouvé dans une boîte de dérivation, explique les prises hors service — et rappelle le danger bien réel d’un dégât d’eau laissé sans diagnostic.
Domino électrique calciné
La fuite, enfin localisée Beaucoup auraient reposé une faïence et repeint par-dessus l’humidité. Chez Quidservices, on ne masque pas un symptôme : on remonte jusqu’à la cause.
Murs à nu, dalle assainie, prêt à renaître
La fuite réparée à la source, la dalle assainie et la pièce entièrement vidée, l’appartement est enfin sur des bases saines. La plomberie est reprise, les arrivées sont en attente, le sol est prêt à recevoir la nouvelle configuration WC + salle de bain réunis.
Prêt à reconstruire Assainir, ventiler, repartir sur du sain
La première brique d’une rénovation durable, c’est l’air. Nous installons une VMC neuve et passons la gaine vers l’extérieur, pour que l’humidité ne stagne plus jamais dans la pièce. En parallèle, le support est égalisé à l’enduit et les réseaux d’évacuation sont repris proprement au sol.
Gaine VMC neuve
Support égalisé Des murs repris à neuf, dans les règles de l’art
Pas de finition durable sans un support irréprochable. Après la dépose de la faïence du mur opposé, on applique un primaire d’accroche, puis un enduit fibré ratissé sur l’ensemble des murs — y compris les angles, point délicat où le travail se voit. Chaque surface est lissée, prête à recevoir la finition.
Primaire d’accroche
Préparation du support
Enduit fibré ratissé
Surface lissée
Murs prêts à finir
Lissage soigné
Travail des angles
Mur côté cuisine
Surface uniforme
Mur d’angle Réseaux neufs et cloison technique hydrofuge
C’est ici que la pièce change de catégorie. On monte une ossature métallique doublée d’une isolation en laine de verre, on y intègre une plomberie multicouche neuve et une électricité entièrement refaite, avec des prises supplémentaires aux normes. Le tout est refermé par des plaques BA13 hydrofuge — la plaque verte, conçue pour les pièces d’eau.
Pourquoi de l’hydrofuge, et pas du placo standard
Dans une salle de bain, le placo classique se gorge d’humidité avec le temps — exactement ce qui avait détruit les cloisons d’origine. Le BA13 hydrofuge résiste à l’eau et garantit la longévité de l’ouvrage. On ne refait pas la même erreur deux fois.
Ossature métallique
Plaques hydrofuges
Bâti + isolation + PER
Cloison refermée
Réseaux en attente
Réseaux neufs aux normes Enduit, ponçage, peinture : la pièce renaît
Bandes à joints, enduit, ponçage minutieux puis mise en peinture : la pièce retrouve enfin des murs blancs, nets et sains. La climatisation neuve est posée, les surfaces sont nettoyées. Plus aucune trace de l’humidité qui rongeait les lieux quelques semaines plus tôt.
Murs prêts à peindre
Avant peinture
Mise en peinture
Finitions
Mur fini
Peinture terminée
Côté entrée fini
Murs impeccables
Nettoyage final D’un mur gorgé d’eau à une pièce saine, isolée et aux normes : chaque étape a été reprise à zéro, pour ne plus jamais revenir en arrière.
Réunir le WC et la salle de bain
Place au projet d’origine : fusionner le WC et la salle de bain en une seule pièce, pour gagner en espace et en confort. On traite les bandes à joints, on réalise un ratissage complet, puis on applique une double couche de blanc satiné — une finition lessivable, parfaitement adaptée à une pièce d’eau.
Bandes à joints
Jonctions traitées
Ratissage complet
Surfaces lissées
Prêt à peindre
Blanc satiné · 1ʳᵉ couche
Double couche satinée
Murs nets
Angles soignés
La pièce prend formeLa porte et les peintures de la pièce d’eau
On pose la nouvelle porte (largeur 83 cm, pour une circulation confortable), intégrée proprement à la cloison hydrofuge. Puis on finalise l’enduit et la peinture de l’ensemble salle de bain / WC.
Huisserie posée
Bâti intégré
Porte ajustée
Enduit de finition
Mise en peinture
Prêt pour le carrelageÉtanchéité et carrelage grand carreau
Le bac de douche est posé et calé, puis on applique un système d’étanchéité liquide sur les murs et le bac avant tout carrelage. Vient ensuite le carrelage grand carreau effet marbre, fini par des profilés d’angle qui garantissent des arêtes nettes et durables.
L’étape qu’on ne voit jamais — et qui change tout
Sous le carrelage, cette membrane bleue forme une barrière étanche continue. C’est elle qui protège la structure de l’eau pour des années. Invisible une fois la douche finie, mais essentielle : c’est exactement le type de détail qu’on ne néglige jamais.
Pose du bac
Bac raccordé
Étanchéité des murs
Barrière étanche
Grand carreau effet marbre
Mur de douche carrelé
Profilé d’angle
Arêtes finiesChauffe-eau extra-plat, ragréage, sol et WC
On pose et raccorde le chauffe-eau extra-plat, discret et peu encombrant. Le sol est ragréé pour une planéité parfaite avant la pose du revêtement PVC effet pierre. Enfin, le WC est positionné, raccordé aux réseaux neufs, et les plinthes viennent finir l’ensemble.
Chauffe-eau extra-plat
Ragréage du sol
Sol nivelé
Prêt pour le sol
WC positionné
WC raccordé
Sol PVC effet pierre
Plinthes posées
WC finiLa pièce équipée : douche, meuble et finitions
Dernière ligne droite : pose de la porte de douche et d’une colonne à double pommeaux (pluie + douchette), du revêtement mural grand carreau, du sèche-serviettes, du sol et du meuble vasque. Ce qui était un mur gorgé d’eau est devenu une pièce d’eau nette, lumineuse et fonctionnelle.
Douche équipée
Double pommeaux
Mur grand carreau
Sèche-serviettes
Sol posé
Meuble vasque
Salle de bain finie
Espace SDB terminé
WC + SDB réunisLà où l’eau remontait dans les murs, une salle d’eau saine, étanche et durable a pris place. La preuve qu’un sinistre bien traité devient une vraie plus-value.
Des meubles de rangement comme neufs
À la demande du propriétaire, nous reprenons l’ensemble des meubles de rangement existants et les remettons en peinture blanche. Une solution maligne : on conserve un mobilier solide, on lui offre une seconde vie et une parfaite cohérence avec les murs clairs de la pièce.
Meubles repris
Peinture blanche
Comme neufsLa porte d’entrée renaît
La porte en aluminium, marquée et écaillée, méritait mieux qu’un simple coup de pinceau. On la traite dans les règles : ponçage à nu jusqu’au métal, application d’une peinture antirouille grise, puis trois couches d’une peinture spécifique bleue. Intérieur compris, évidemment.
Pourquoi trois couches et un antirouille
Une porte exposée aux embruns de Frontignan Plage subit le sel et l’humidité. Le décapage à nu garantit l’accroche, l’antirouille protège le métal, et les trois couches de finition assurent une teinte profonde et une tenue dans le temps. Du travail durable, pas cosmétique.
Décapée à nu
Antirouille gris
Peinture bleue
Porte finie
Intérieur traité
Intérieur finiPlafond, lumière et retour de la cuisine
Dernière étape du rez-de-chaussée : on peint le plafond, on ravive les poutres et on pose un nouveau luminaire. Après un grand nettoyage, la cuisine est remontée avec sa crédence effet marbre, ses meubles et ses équipements. La pièce de vie est prête.
Plafond & luminaire
Grand nettoyage
Meubles bas reposés
Remontage
En cours de pose
Crédence effet marbre
Meubles hauts posés
Cuisine équipée
La cuisine finieD’un appartement inhabitable, rongé par une fuite invisible, à un rez-de-chaussée entièrement rénové, sain et lumineux. C’est ça, une rénovation menée jusqu’au bout.
Avant / après : la transformation
Quelques semaines plus tôt, l’eau remontait dans les murs et l’appartement était inhabitable. Voici, pièce par pièce, ce que devient un sinistre quand on en traite la cause au lieu de masquer le symptôme. Cliquez sur une image pour l’agrandir.
Avant
Après
Avant
Après
Avant
Après
Avant
Après
Avant
AprèsUne fuite invisible avait condamné cet appartement. Aujourd’hui, c’est un logement sain, durable et prêt à être reloué.
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